Le moulin à vent

Les archives départementales (AD 6J 170) nous renseignent sur l’existence d’un moulin à vent.
On peut lire…

« Acquisition faite par messire Philippe de Bertier, sgr de Montrane conseiller au Parlement de Toulouse, de Jean Bonet munier dudi lieu, savoird’un moulin à vent avec une petite maison, terre,patus et rotouls, contenant six pugnières situés dans la juridiction de ladi seigneurie et en l’endroit appelé a Mathaly, le tout en meme corps et mouvant de la directe dudi seigneur pour le prix et somme de 250 escus ledi acte fut retenu par du Jarric Notaire à Toulouse le 1er octobre 1592 et a suite sont insérées les quittances de ladite somme.
Résumé confronte de midy avec le chemin public allant de Montrabe à St Martial… »
Le moulin se situait probablement sur l’actuel chemin des Crêtes allant du chateau d’eau au giratoire du Rivalet. Au 17ème siècle, il s’appelait le chemin du Batut.
On trouve sa présence sur la carte de Cassini au 18ème siècle.

Le moulin du seigneur Bertier à Montrabé


Plus tardivement est apparu un autre moulin à la ferme « Al Mouli » sur le chemin actuel du « Vieux Moulin » . Il est encore visible dans un domaine privé depuis le bord de la route. Surmontée d’un pigeonnier, cette ferme servait de logement au meunier. Par un acte notarié daté du 8 mai 1861, Louis Gèze cède le moulin et la maison du meunier à Pierre Lattes.
De 1778 à 1927, des habitants de Montrabé et des villages voisins viennent en carriole acheter de la farine de blé, de maïs et quelquefois d’orge au moulin de Ribaute. Au début du 19ème siècle, Joseph Lattes possède trois mules et un cheval. Les mules traînent la charrette dans les foires, de Verfeil notamment, où il achète du grain en gros. Son cheval tire une voiture plus petite qu’il utilise une fois par semaine pour aller vendre au détail à la halle aux grains de Toulouse. Le moulin possédait un toit orientable solidaire des ailes. Depuis le sol, on poussait la poutre avec les épaules afin d’orienter les ailes en fonction du vent. Pour faciliter la rotation, les parties fixes et mobiles étaient enduites de graisse.  (Renseignements recueillis auprès de l’actuel propriétaire)
Le nouveau dictionnaire des communes de la Haute Garonne précise qu’il aurait fonctionné de 1778 à 1927 . Son activité cessa et en 1941 une tempête brisa définitivement ses ailes. Il est alors mis en sécurité, ce qui lui donne son aspect actuel.
Dans les documents d’état civil de la commune on relève que les familles de meuniers constituaient de véritables dynasties. On note en particulier les familles Gil, Lagrange.et Lattes.

Le moulin
Le moulin au temps de sa splendeur
Le moulin pendant la guerre 1914-1918
Le moulin aujourd’hui